Musique arabe La musique arabe, musique des pays arabes du Proche-Orient et d'Afrique du Nord. Issue de traditions diverses, la musique arabe a néanmoins conservé des caractères communs et une unité stylistique à travers les siècles, les pays et les différentes cultures du monde musulman Origines : Les multiples sources de la musique arabe sont principalement sémitiques, mais aussi indo-persanes et grecques. Par ailleurs, les traditions majeures forgées en Arabie se développèrent et subirent les influences des vieilles cultures des différents pays où l'islam et la civilisation arabe s'imposèrent, notamment en Perse, en Anatolie, au Proche-Orient et au Maghreb. Les origines proprement sémitiques de la musique arabe remontent à la période qui se situe entre le Ve siècle et l'expansion de l'islam au VIIe siècle. L'art musical arabe antéislamique intégra des traditions musicales de la dynastie des Sassanides (226-641) de Perse et du premier Empire byzantin (du IVe au VIe siècle), ainsi que celle des poèmes chantés de la péninsule Arabique. Les écrits majeurs relatifs à la musique arabe n'apparurent cependant qu'après le VIIe siècle. Leurs auteurs étudièrent les traités musicaux de la Grèce antique, s'inspirant notamment des modes grecs et de la théorie du tempérament selon laquelle les différents modes influent sur la psychologie et même sur le corps humain. Des théoriciens des Xe et XIe siècles, tels qu'al-Farabi et Avicenne, élaborèrent ensuite leurs propres théories musicales. Association El-AMel Aux débuts de l'islam, les Arabes musulmans reléguèrent souvent la pratique musicale aux esclaves et captifs (comme les chanteuses appelées Qayna), ce qui favorisa notamment les influences persanes. La tradition musicale arabe se développa à la cour de l'empire musulman du VIIe au XIIIe siècle. Elle prospéra sous la dynastie des Omeyades aux VIIe et VIIIe siècles et connut son âge d'or, de la Syrie à l'Espagne andalouse, sous le califat des Abbassides (750-1258). À Bagdad, qui fut un riche foyer culturel, une école musicale fut fondée par le théoricien et compositeur Maabed (mort en 743). À partir du règne du calife Haroun al-Rachid (célébré dans les Mille et Une Nuits), à la fin du VIIIe siècle, deux musiciens marquèrent la théorie et les pratiques musicales, perfectionnant les systèmes tonal et modal de l'école de Bagdad : Ibrahim al-Mawsilli (743-806) et son fils Ishaq (767-850), surnommés respectivement le « paradis de la terre » et la « mer des chanteurs ». Dans les cités de l'empire musulman, de l'Espagne à l'Afrique du Nord et dans tout le Proche-Orient, les musiciens cumulaient souvent les rôles de compositeur, de poète et d'interprète. Cordoue, l'une des capitales de l'Espagne La musique arabo andalouse La musique " arabo-andalouse" désigne un ensemble de pièces musicales et poétiques originaires d'andalousie. ( al-Andalus ) cette région de la péninsule Ibérique a favorisé l' essor de la civilisation arabe en la portant à son apogée, du Moyen Age à la chute de Grenade en 1492 L'expression " musique arabo- andalouse " n'est pas très ancienne et relève plutôt d'un point de vue occidental. En revanche, c'est sous le vocable de "musique andalouse" que l'héritage musical andalou a été véhiculé au cours du XXè siècle en Afrique du Nord et plus particulièrement en Algérie. L'histoire de la musique d'al-Andalus est encore difficile à retracer. La recherche musicale a toute fois connu deux évènements. Contemporains qui ont permis de renouveler la connaissance de cette musique. La découverte des kharja-s (courtes stances poétiques en arabe dialectal, en roman ou hébreu) en 1956 prouve que la société d' al-Andalus était multi linguale et que les rapports entre les différentes communautés étaient fréquents . En outre, la découverte, il y a quelques années, du manuscrit d'al Tifashi (XIIIè siècle) apporte un éclairage nouveau sur l'activité musicale d' al- Andalus. Selon al-Tifashi, le développement de la musique en al-Andalus s'est effectué par étapes successives . Entre les IX et XIIIè siècle, elle passe du stade de musique archaïque à un art de plus en plus technique sous l'influence notamment de Ziryabe, musicien du IXè siècle originaire de Bagdad. C'est lui qui a certainement apporté le sawt dans son répertoire. Ce poème monorime, accompagné d'instruments comme le luth, était connu avant son arrivée en al-Andalùs mais il y a apporté l'idée de" suite ". Le XIIè siècle voit naître un nouveau style de chant métissé entre l'arabe dialectal, le roman et l'hébreu d'origine, sous l'influence du poète philosophe Ibn Bajja. Les styles de musique Le muwashah : Inventé en al-Andalùs à la fin du Xè siècle, il est décrit comme un chant en arabe classique structuré par des strophes et un refrain. Zajal et kharja : Le zajal est un poème chanté en langue dialectale et composé de trois volet: matla (envoi), dawr (tour) et gufl (fermeture). De nos jours, il survit en Egypte et au Liban dans un répertoire populaire. La kharja est un court poème qui suit le muwashshah et qui, en al-Andalus , était chanté en roman ou en hébreu. Au moment de l'exode vers l'Afrique du Nord, elle s'est détachée du muwashah. La nouba: De nos jours, la nouba est une suite chantée et instrumentée de différents poèmes (muwashah , zajal , shughl , barwal) entrecoupés de pièces musicales instrumentales , libres ou mesurées L'ensemble est précédé d'une ou de deux introductions instrumentales. la nouba est chantée à l'unisson par les instrumentistes en hétérophonie , c'est-à-dire par enchevêtrement des voix , mais elle peut aussi être confiée a une voix soliste. Les nouba marocaines se distinguent des aglériennes, comme celles –ci de leurs consoeurs tunisiennes par l'expression et le style. certaines sont prisées et constamment rejouée, où mieux encore certains mouvements sont préférés à d'autre . La nouba est considérée comme un domaine définitivement clos de la création musicale . d'où l'intérêt que l'on porte , en Afrique du Nord , à la recherche de compositions anciennes . Les instruments de la nouba : la structure de base des instruments de la musique arabo- andalouse rassemblait sans doute le luth, la vièle en forme de barque et des percussions à membrane . auXIIIè siècle, un instrument à vent , le buq, remporte la faveur du publique d'al-Andalus . C'est l'instrument le plus parfait et il convient surtout à la danse. le luth est l'instrument par excellence de la musique savante en al-Andalus. De nos jours, il appartient aussi au répertoire populaire marocaine à travers le malhun , dérivé de la musique andalouse . la vièle ou rebab apparaît à plusieurs reprises dans la littérature musicale sous un aspect qui fait penser à une sorte de luth miniaturisé. Une légende du XIXè siècle à Oran attribue l'invention de cet instrument à un prisonnier d'al-Andalus qui pour égayer ses longues journées monotones imagina de creuser une bûche, d'extirper les entrailles d'animaux égorgés et d' en tirer des cordes . le résultat était tellement stupéfiant que le roi ordonna sur-le-champ de sortir le prisonnier de sa geôle et le combla de présents . Bien que jumelé incontestablement avec le luth , le rebab ne saurait intervenir hors de contexte de l'art arabo-andalou . A contrario, le luth a gardé la liberté d'interpréter toutes sortes d'autres répertoires. Duff et tar sont deux appellations pour le tambour sur cadre de la musique arabo-andalouse.le tar se distingue toutefois du duff par son aspect circulaire et la présense de petites cymbalettes fixées sur des fentes du châssis. Les violons et altos n'apparaissent dans l'orchestre arabo-andalou qu'au XIXè siècle, en remplacement du rebab et à ce titre, posé verticalement sur le genou gauche de l'interprète. Structure de la nouba Malouf : * Le répertoire Malouf de Constantine est composé de dix nouba qui sont les suivantes : Dil, M'djenba, H'sine Saba, Ramel Maya, Ramel, Zidane, Mezmoum, Sika, Rased E'ddil, Maya. Les modes ( tûbû ) utilisés pour ces nouba sont les suivants: Dil (Do), Zidane (Re), H'sine(Re), Ramel Maya (Re), Mezmoum (Fa), Sika (Mi), Rasd E'ddil (Do), Maya (Do). A noter que les nouba Dil et Mezmoum n'existait pas dans le répertoire Malouf . les mélodies qui composent ces deux nouba étaient éparpillées, et c'est grâce à un travail de recherche que le cheich Kaddour DARSOUNI a effectué que ces nouba sont venues enrichir l'Ecole de Constantine . la nouba Malouf de Constantine est structurée de la manière suivante: 1/ Bachraf ou Touchia :c'est une ouverture instrumentale avec une mesure 4/4, (sauf pour le Bachraf Ramel Maya qui a une mesure 7/8 et la Touchia Dil 6/8) jouée à l'unission et qui permet aussi au musiciens d'accorder leurs instruments. 2/M'ceddar: c'est le premier mouvement qui est exécuté sur un rythme lent appelé aussi "M'rabaâ " avec une mesure16/8 3/B'taihi:c'est le deuxième mouvement exécuté en 6/8 avec un temps fort. 4/Darj :il existe deux mesures qui désignent ce mouvement . la première en 8/8 appelée Dardj Thqil et la deuxième en 3/4 appelée Dardj khafif . les pièces musicales en 8/8 sont très nombreuses et existent pratiquement dans touts les modes, c'est pour cela que cheikh Kaddour DARSOUNI les considère comme des Darjs. La mesure 3/4 n'existe que dans quatre Noubas (Zidane, Ramel, Maya et Dil). 5/Ensraf: c'est le final, mélodie d'allure vive en 6/8. 6/khlass: c'est le final, mélodie d'allure vive en 6:8. Généralement à chaque nouba correspond un Bachraf ou une Touchia . En dehors des Khlass, chaque mouvement est précédé d'une introduction musicale appelée Koursi . Malheureusement l'Ecole de Constantine n'en a conservé que quelques uns . certains sont propres aux mouvements, d'autre sont tirés principalement de la Touchias Zidane ou appartiennent à des mouvements qui ont le même mode ( ex: le Koursi M'cedar rasd E'ddil est utilisé pour le M'ceddar Maya ). Les Dardj n'ont cependant pas de Koursi . Tableau des noubas et leurs bachrafs et touchias respectifs : NOUBA MODE NOTE BACHRAF OU TOUCHIA Dil H'sine Saba M'djenda Ramel Maya Ramel (Ramel kebi) Zidane Mezmoum Sika Rasd E'ddil Maya Dil H'sine Zidane Ramel Maya Zidane Zidane Mezmoum Sika Rasd E'ddil Dil DO RE RE RE RE RE FA MI DO DO Bachraf Maya Bachraf H'sine Bachraf M'rrabaa (Kebir) Bachraf Ramel Maya (Aârayssi ) Touchia Zidane Bachraf Zidane Bachraf Mezmoum (Regrigui) Bachraf Sika Bachraf Dil Touchia Dil le Bachraf de la nouba M'djenba est spécifique; il est connu sous le nom de Bachraf M'rabaâ et se caractérise par des compositions musicales construites sur cinq modes différents .il débute par le mode H'sine (RE) Dil (RE) , Zidane (LA), et se termine sur le mode M'hair (RE). Tableau des mouvements des noubas et lES Koursis qui leur correspondent NOUBAT M'CEDDAR B'TAIHI ENSERAF Dil M'djenba H'sine Saba Ramel Maya Zidane Ramel (Ramel Kebir) Mezmoum Sika Rasd E'ddil Maya Koursi (Rasd E'ddil) Koursi (Ramel Maya) 2 Koursi (Original) Koursi (1ère phrase Touchia Zidane) Koursi (4ème phrase Touchia Zidane) - - Koursi (Original) Koursi (Rasd E 'ddil) Koursi (Original) Koursi (Original) Koursi (Ramel Maya) 2Koursi(Original) Koursi (Zidane) Koursi (Zidane) Koursi (Original) Koursi (Original) Koursi (Original) Koursi (Dil) Koursi (Original) - bachraf M'rabaa (Kebir ) koursi (Original) - - koursi (Original) - - Koursi (Dil) Heures et moments d'interprétation des noubas: A titre indicatif, il y a une tradition qui fixe les heures d'interprétation des Noubas. C'est un titre qui est confirmé par le sens des paroles et par ce fluide sentimental (Tarab) de joie ou de tristesse que l'orchestre communique à l'auditoire. A Constantine il est généralement admit que les Noubas doivent être normalement interprétées selon les indications ci-après : • MEZMOUM : entre 11heures et 13 heures. • SIKA : entre 14heures et 16 heures. • RAMEL : entre 18heures et 20 heures. • RAMEL EL MAYA : entre20heures et 22 heures . • H'SINE : entre 22heures et 24 heures. • DJE DIL,M'NBA : entre 23heures et 03 heures. • ZIDANE : entre 24heures et 02 heures 30. • RASD E'DIL : entre 02 heures 30 et 03 heures 30. * extraits du recueil des poèmes de la musique andalouse malouf de Constantine ( cheikh Kaddour DARSOUNI.)

 

مقدمـــــــة: ظهرت الموسيقى العربية الأندلسية مع زرياب تلميذ إسحاق الموصلي في القرن التاسع في عهد عبد الرحمان الثاني و الذي يشتهر بثقافته الواسعة , و كما هو معروف يرجع له الفضل في تحديد نظام النوبات و هي أربع و عشرون و ما يحتوي عليه هذا النظام من طبوع و موازين بما فيه الجانب الخاص بالفرقة الموسيقية . و أنماط بهذه الموسيقى أدوارا شتى منها على وجه الخصوص دور سيكولوجي علاجي. و ربط هذه الأدوار بصور البروج و الظواهر و الأمزجة المطابقة للمقامات. و من الأندلس انتقلت الموسيقى الكلاسيكية العربية إلى بلدان المغرب أين انقسمت إلى عدة مدارس.

 

الموشح :

التعريف بالموشح و تسمية أجزائه:

يعـرف ابن سيناء الملك الموشح بقـوله:كلام منـظوم على وزن مخـصوص ز عرفه محـمد بـن أبـي شـنـب الجزائري بأنه قـصيدة نظمت من اجل الغناء و الابشهي يخرج الـموشحات من الشـعر و يجعلها فـنا قائما بذاته فـيقــول: و الـفـنـون السبعة المذكورة عند الإنسان: الشعر القرض, الموشح, الدويبة, المواليا, والكان وكان و القوما

و يؤكد هذا المعنى الذي اعتمده البشهي المحبي بقوله: و زبدة القول عنها أنها لا ريب في كونها خارجة من الشعر لأنه يطلق على أبيات كل من القصيدة و الرجز و إنما هي الداخلة في النظم و يرى أنها لا تشبه الشعر آلا في كونها نظما معربا فيقول عن الموشح: و هي في إعرابه كالشعر لكنه يخالفه بكثرة أوزانه, و تارة يوافق أوزان الشعر و تارة يخالفها.

تسمية الموشح بالموشح:

اسم هذا اللون من النظم اشتق من الوشاح (بكسر الواو و ضمها) والاشاح(بكسر الهمزة) فيقال إنما سمي بذلك:

(لان خرجاته وأغصانه كالوشاح ), و الوشاح أو الاشاح هو ترسان لؤلؤ و جوهر منظومان مخالف بـينهما معطوف احدهما على الآخر تتوشح المرأة به.

تسمية أجزاء الموشح :

الموشح وحدة فنية متكاملة سواء للناظم أو القارىء أما تسمية أجزائه فيرجع إلى الذين أمعنوا النظر فيه للإلمام بطريقة نظمه و تمييزه عن غيره من فنون النظم, و لعل أول من فعل ذلك هو الفارض السعيد أبو القاسم هبة الدين جعفر بن سيناء الملك في كتابه دار الطراز في عمل الموشحات و يتركب الموشح من جزأين أساسين:

1.       المطلع, القـفـل, الخرجة.

2.       البـيـت.

أوزان الموشحات:

ا لموشحات هي المحاولات الكبرى التي لم تسبق و لم تلحق في الخروج على الأوزان التقـليدية و قد لاحظ ابن سينا الملك بان الموشحات تنقسم إلى:

1.       ما جاء على أوزان أشعار العرب

2.       ما خرج عن أوزان العرب

أما القسم الأول فيعده ابن سيناء الملك: بأنه من انسج المرذول المخذول وهو بالمخمسات أشبه منه بالموشحات ولا يفعله إلا الضعاف من الشعراء و من أراد أن يتشبه بما لا يملك.

 و القسم الثاني من الموشحات و ما لا مدخل لشيء منه في شيء من أوزان العرب و هذا القسم منها هو الكثير والجم الغفير و العدد الذي لا ينضبط و قد حاول لبن سيناء الملك أن يقيم لهل عروضا يكون دفترا لحسابها و ميزانا لأوتارها و أسبابها فعز ذلك وأعوز لخروجها عن الحصر.

أغراض الموشح:

لا شك أن الموشحات كانت وقفا على الغناء فهي لذلك كانت تعالج في أغراضها مواضيع الغزل و الخمريات و وصف الطبيعة و لكنها لم تلبث إن ذللت مطيته للامداح حيث امتطاها الوشاحون نحو عطايا الملوك و الأمراء و

هباتهم.ثم تطرقت لكل ما يتعلق بالمدح كالتهاني و وصف القصور السلطانية و الطرد ومدح النبي (ص) الذي لصبح في الشعر التقليدي فنا قائما بذاته. و يشمل أغراض الموشح أيضا التصوف والزهد.

و من موشحات الزهد نوع يقال المكفر, و قد جعل بعض الوشاحين موشحاتهم لتعديد مساوىء خصومهم و النيل بهم والقدح فيهم, و بصفة عامة فان التو شيح لم يترك مجالا ولا مسلكا ينفرد به الشعر التقـليدي.

التقفية في الموشح : يمتاز الموشح بطريقة خاصة قي التقفية عن غيره من ألوان الشعر, ولهذه الطريقة شبه مع بعض طرائق الألوان الأخرى السابقة عن الموشح, و لذا ذهب بعض النقاد إلى أن الموشح مرحلة انتقالية في طريقة النظم العربي, و لاستكمال الصور لتطورات التقفية وصولا إلى الموشح يحسن بنا استعراض التجارب السابقة.

نجد أن الشاعر العربي قد تقيد بالقافية فنظم شعره على أقسمة كل قسيم منها يتفق في القافية مع غيره, و لعله من الراجح أن القوافي كانت في أول الأمر صوتية وهذا خاص في أول الأمر ببحر الرجز ثم انتقل إلى غيرها من بحور الشعر العربي وقد راجت هذه الطريقة أكثر رغم التطورات التي مرت بها القافية العربية, ثم دخلت التقفية مرحلة جديدة هي التي نجدها في القصيدة و هي إرسال الاقسمة الفردية ماعدا مطلع القصيدة و هذه الطريقة شملت كل بحور الشعر حتى الرجز و أصبحت هي المحببة عند الشعراء العرب, وتلت هذه الخطوة خطوة ظهور الأرجوزة المزدوجة التي لكل قسيمين منها قافية خاصة, وكان لهذه الطريقة اثر تعليمي عظيم تيسر حفظ الكثير من العلوم و المعارف.

الشعر الدوري: و كانت خطوة أخرى تلك الذي زاد عدد الاقسمة التي لها نفس القافية فأصبحت القصيدة بصورتها الجديدة, ثلاثية و رباعية أو خماسية ( سمي هذا النوع بالدوري لان عدد أقسامه يشبه الدور في الموشح ) والشعر الدوري عرف في الأندلس مبكرا فقد أورد الثعالبي في كتابه مختارات الشعر الاندلسي قصيدة منسوبة لفاتك الشهواجي.

المسمط: و بعد هذه الخطوة ظهر الشعر المسمط, و يقول ابن رشيق في تعريفه و اشتقاقه من السمط, و هو ان تجمع عدة سلوك في ياقوتة أو خرزة ما, ثم تنظم كل سلك على حدته و تصنع به كما صنعت أولا إلى أن يتم السمط و هذا هو المتعارف عند أهل الوقت ومنه المثلث و قوافيه أ أ ب و المربع و قوافيه أ أ أ ب و المخمس أ أ أ أب........الخ.

    و الشرط في الشعر المسمط أن تتكرر قافية واحدة تسمى عمود القصيدة, و للشاعر مطلق الحرية في اختيار العدد الذي يروقه من القوافي الفرعية.

 

 

النـــــوبة:

 

      أطلقت كلمة النوبة على العزف الدوري الذي يقوم به حرس الخليفة على أبواب القصور في أوقات الصلاة, فيقال نوبة الصبح و نوبة العشاء مثلا كما أطلقت على عزف الحرس المغولي وقت طلوع الشمس وغروبها وكانوا يسمون ذلك نوبة ذي القرنين, و على فرق الجند الذي يتناوبون الحراسة على شخص السلطان, و على صفارة القيادة عند إصدار الأمر للجند بالتقهقر على الرقعة الحربية فيقال: ضربت النوبة, و على الخيول التي تهيأ لركوب السلطان و تسمى خيل النوبة و على الفرقة الموسيقية للجيش أو التي تغني للملك أو الأمير فيقال: نوبة الجيش, و نوبة الملك أو الجيش.

      و ماتزال هذه المعاني الاجتماعية الاصطلاحية القديمة تستعمل في بعض مناطق الجزائر ( كتلمسان) في شكل آخر, فمثلا هناك نوب تؤدى أمام الأضرحة و المساجد, وعندما يتزوج أحد أبناء هذه المنطقة.

      بدأ استعمال كلمة نوبة في عهد الخليفة العباسي الثالث المهدي بن أبي جعفر المنصور الذي اهتم بكل الجوانب الحضارية و الثقافية و ما تستلزمه من ألوان الأدب و الفنون, و لما آلت الخلافة إلى ابنه هارون الرشيد صنف طبقة الموسيقيين و المغنيين فجعل نوابغ الفن في طبقة ممتازة و طبقة ثانية منهم, و طبقة ثالثة من أصحاب المعارف و من يجمع بين الغناء و النادرة و الجواري الضاربات بالعيدان, و كان لكل مغن فرصة يعرض فيها ما عنده و ينشر الصوت الذي أعده على عزفه أو عزف غيره عندما تأتي نوبته, و يصدر له الأمر بذلك وهكذا تتوالى نوب و فرص المغنيين, و هكذا أطلقت كلمة النوبة على حصة المغني بعد أن كان يطلق على غنائه في العصر الأموي و ما قبله باسم الصوت

      و بتفنن المغنيين في الإنشاء و تنويعهم للإيقاعات و الأنغام للتدليل على التحكم و المهارة و حسن التصرف بدأت تتكون فصول النوبة.

   - كالاستهلال و الدرج و الختم........الخ

   الخ.الإنشاد الثقيل و البسيط و الخفيف........الخ .

 

       و قد رتب النوبة بالأندلس أبو الحسن أبو علي بن نافع الملقب بزرياب على نحو من طريقة أستاذه إسحاق الموصلي فجعل الغناء في النوبة على عدة أبيات مختلفة الإيقاع و القافية و الغناء من نوع واحد ( مقام واحد) تبدأ بالنشيد المرسل بدون وزن أو ضبط للإيقاع ثم تدخل الأوزان الثقيلة فالمتوسطة فالمحركات و الأهزاج, و انتقلت طريقة زرياب من قرطبة إلى طليطلة, اشبيلية, غرناطة, فأفريقيا فالمغرب.

و استمر هذا الترتيب في المغرب الإسلامي و لماتزال بلدان المغرب العربي اليوم تحافظ على مصطلح النوبة في سلسلة من الموسيقى بعضها غنائي و بعضها صوتي فقط, و بقيت معالم هذا الترتيب واضحة حتى الآن مع بعض الاختلافات.

و النوبة في الجزائر تتكون من الدائرة و أو الفاصل الغنائي قديما و مستخبر الصنعة أو الفاصل ( المشالية ) و التوشية أو المقدمة الموسيقية, القطع الخمس الرئيسية هي المصدر و البطايحي, الدرج, الانصراف الخلاص و اسم النوبة محض للدلالة على ما يسمى بالجزائر الصنعة و في تونس المالوف و في المغرب الغرناطي.

و للنوبة أساسيات و قواعد تقوم عليها في تكونها و تركيبها و هي:

1.       وحدة الطبع ( المقام ).

2.       اختلاف أو تنوع الإيقاعات.

3.       تنوع في الحركة الموسيقية.

 

و التكون أو التركيب الكلاسيكي للنوبة في الجزائر على الشكل التالي:

1.       المشالية ( تقعيدة, مستخبر الصنعة )فاصل الموسيقى صامت بدون إيقاع ينبه المستمع بالطبع الذي يغنى, ويراقب فيه العازفون آلاتهم.

2.       التوشية (افتتاح ) فاصل موسيقي على الآلة و موزون بميزان قصيد أو بشراف.

3.       المصدر فاصل غنائي بمصاحبة الآلة (للجواب) موزون بميزان قصيد أو مربع أو للتبسيط باشراف.

4.       البطايحي فاصل غنائي بمصاحبة الآلة (للجواب) موزون بإيقاع خاص.

5.       الدرج فاصل غنائي بمصاحبة الآلة موزون بإيقاع خاص.

6.       الانصراف فاصل غنائي بمصاحبة الآلة موزون بإيقاع خاص

7.       الخلاص فاصل غنائي بمصاحبة الآلة موزون بإيقاع خاص.

 

بين كل مقطع غنائي و آخر قاعدة (كرسي) و هو فاصل موسيقي آلي موزون بميزان الفصل الموالي ماعدا بين الفصلين السادس و السابع إذ يغني الشيخ الفصل السابع مباشرة بدون قاعدة بعد فراغه من الفصل السادس.

·         تتوفر الجزائر على نوب كاملة هي:

1.       طبع الديل                                                     7.    طبع الزيدان

2.       المجنبة                                                        8.    السيكة

3.       الحسين                                                        9.    الرصد

4.       الرمل                                                         10.    المزموم

5.       رمل الماية                                                  11.     رصد الديل

6.       غريب                                                        12.     الماية                                           

 

     و على نوب ناقصة و هي: 13.     طبع - العراق

                                       14.     الجاركة

                                       15.    الموال

                                       16.     غريبة الحسين

* الآلات المستعملة في الفرقة الموسيقية (الجوق) قديما هي:

      الآلات الوترية:  الرباب , الكمنجة الكبيرة , الكويترة (العاصمة تلمسان ) , العود العربي ( قسنطينة قريب من الكويترة ), العود الشرقي , القانون .

      آلات النفخ:   الناي ( الفحل جواق ).

     آلات الإيقاع : الناغراث , الطار , الدربكة.

 

 ويزداد على الآلات الوترية في بعض الأحيان: الجناح, السنتور, الزنوج.

و في الوقت الحاضر أدخلت آلات أجنبية مثلا: مندلين (السنيترة), الماندول, البانجو, البيانو....الخ.